RECRUTEMENT 2018

 

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Meurthe-et-Moselle : les pompiers recrutent des volontaires et non des superhéros !

Plus que jamais, le corps des sapeurs-pompiers a besoin des volontaires pour venir en aide aux populations. Avant tout, « des gens ordinaires qui, ensemble, feront des choses extraordinaires ».

 

 

O n a tendance à l’oublier mais 80 % des sapeurs-pompiers à l’échelle de l’Hexagone sont des volontaires. Ils représentent une ressource irremplaçable et c’est une véritable tradition spécifiquement française. » Par ces mots, le nouveau patron du groupement du Pays-Haut, le commandant Bertrand Lepoutère, résume la situation. C’est donc une force. Qui peut aussi se transformer en faiblesse. Si le vivier de volontaires venait à se tarir en secteur rural.

Depuis plusieurs mois, des appels à une entraide, dans un contexte perturbé, se sont multipliés : réservistes dans la police, gendarmerie… Mais venir en aide à la population passe aussi par les opérations de secours.

Comment les rejoindre ?

« Vous savez, on ne recherche pas de nouveaux superhéros », précise le commandant Lepoutère qui n’hésite pas à casser l’image de ce héros en habit de pompier. Lui, ce qu’il recherche, « ce sont plutôt des gars ou des filles ordinaires qui, ensemble, feront des choses extraordinaires. Une force complémentaire. » L’élite, ce serait plutôt le corps des sapeurs-pompiers de Paris, des militaires.

Dans nos campagnes, il faut des soldats du feu. Oui. Mais il suffit d’observer de plus près les statistiques : « 75 % de nos interventions, c’est du secours à personne. Et dans un tel cas de figure, la présence d’une femme est appréciée. »

De nombreux profils

« Le profil idéal demeure le gars ou la fille trentenaire. Car déjà installé dans la vie. Un plus jeune est susceptible de changer souvent de région. » Mais on peut devenir sapeur-pompier volontaire de 16 à 50 ans. Entre 16 et 18 ans, on effectue sa formation. « Chacun y trouve des avantages : pour certains, c’est la plus belle des reconnaissances, c’est valorisant pour son voisinage, pour une entreprise. »

Question disponibilité ?

« Un sapeur-pompier volontaire doit présenter des plages de disponibilité sur ses temps de repos ; seulement 10 % d’entre eux sont concernés par une convention entre leur entreprise et le corps des pompiers. Et encore, il s’agit souvent de formation. » En clair, rares sont ceux qui quittent leur travail pour se rendre sur une intervention. La règle, c’est la disponibilité à domicile. Et habiter à moins de 8 minutes de son centre de secours.

D’un point de vue administratif, il est impératif d’avoir un casier judiciaire vierge, et être en règle vis-à-vis du service national. Évoquons enfin la question financière : des indemnités sont versées en fonction des heures effectuées.

 

 

Date de dernière mise à jour : 01/01/2018